La disparition d’un proche ne met pas automatiquement fin à son existence en ligne. La CNIL publie un rappel clair des règles françaises encadrant la « mort numérique » et insiste : le RGPD ne protège que les vivants, mais la loi Informatique et Libertés offre des leviers bien réels pour organiser son héritage numérique.
Chacun peut ainsi laisser des directives sur le sort de ses données : un véritable testament digital, général ou ciblé, permettant de préciser si l’on souhaite voir nos informations conservées, transmises ou effacées après notre décès. En l’absence de telles consignes, ce sont les héritiers qui prennent la main : clôture des comptes, accès à certaines données utiles à la succession ou opposition à des traitements jugés inappropriés.
Les plateformes, elles, doivent accepter les demandes légitimes et proposer des mécanismes de suppression ou de transformation des comptes — un enjeu de conformité encore trop inégal d’un service à l’autre. La CNIL rappelle aussi que certaines données, notamment de santé, peuvent être transmises au cercle familial si cela s’avère nécessaire, sauf refus explicite laissé de son vivant.
À noter : la page de la CNIL fournit en fin d’article une liste pratique des principales plateformes et de leurs procédures dédiées à la gestion des comptes d’utilisateurs décédés.
Liste utile : comment accéder aux pages de paramétrage des principales plateformes ?
