Fraudes et atteintes aux personnes

Entreprises et organisations

Fraude au président

CEO fraud

Un imposteur invoque l’autorité d’un dirigeant pour contourner les contrôles.

Révision éditoriale : Comprendre : 2 min
Je pense être concerné : que faire ?
Illustration pédagogique : fraude au président.

Comprendre et agir

À la fin de cette lecture, vous pourrez expliquer le piège et choisir une première réaction adaptée à votre rôle. Aucun prérequis informatique n’est nécessaire.

Une situation concrète

Un comptable reçoit une demande du dirigeant, présenté comme indisponible. Un achat confidentiel nécessiterait un virement immédiat. Le message valorise sa discrétion et exige de ne prévenir personne. L’autorité apparente sert à faire sauter les contrôles qui auraient normalement empêché le paiement.

Comment cela fonctionne

La fraude au président usurpe le rôle d’un décideur pour obtenir une action financière. Elle peut utiliser un courriel, un appel, une messagerie ou un hypertrucage. La pression hiérarchique et la confidentialité sont au centre du scénario. Une procédure claire doit permettre de vérifier une demande sans être considéré comme désobéissant : les exceptions doivent être plus contrôlées, pas moins.

Comment le piège fonctionne
  1. Une autorité est imitée

    Le message semble venir du dirigeant.

  2. La procédure est court-circuitée

    Urgence et secret isolent la personne.

  3. Le paiement est exécuté

    Un compte tiers reçoit les fonds.

Les signes qui doivent attirer l’attention

  • Un dirigeant impose un paiement urgent et secret.
  • La demande contourne les contacts, outils ou approbations habituels.
  • Un nouvel interlocuteur, avocat ou conseiller supposé, donne les coordonnées de paiement.

Ces signes invitent à vérifier la situation. Pris isolément, ils ne prouvent pas tous qu’une attaque a réussi.

Ce que vous pouvez faire

Vos premiers réflexes

Salarié ou bénévole chargé d’un paiement : suspendez toute demande urgente qui impose le secret et contourne les validations. Confirmez-la auprès du dirigeant par un contact connu.

Si vous êtes responsable du service ou de l’organisation

La direction doit soutenir explicitement le refus d’une exception non vérifiée. Prévoyez un remplaçant habilité si le valideur habituel est indisponible.

Le détail qui change toutUne idée reçue à corriger

Une voix reconnaissable ou un message envoyé depuis le vrai compte du dirigeant ne suffit pas à autoriser une exception financière.

À vous de décider

Le président exige une exception confidentielle à la double signature. Quelle règle appliquer ?

Choisissez votre réponse et expliquez pourquoi avant de lire la correction.

Voir la réponse expliquée

La règle habituelle de validation. Une autorité apparente ne justifie pas de retirer le contrôle précisément au moment où le risque augmente.

Si vous pensez être concerné

  1. Stoppez la procédure et vérifiez la demande auprès du dirigeant réel.
  2. Si le paiement est parti, contactez immédiatement la banque.
  3. Préservez les échanges et informez les autres personnes susceptibles de recevoir le même scénario.

Pour qualifier votre situation et être orienté : obtenir une assistance sur 17Cyber. Dans une organisation, prévenez aussi le responsable ou prestataire chargé de la sécurité.

Sources et repères pour approfondir