Lunettes connectées : le CEPD veut rendre l’enregistrement visible

16 octobre 2026•Par Pénélope
Lunettes connectées : le CEPD veut rendre l’enregistrement visible

Vous croisez une personne équipée de lunettes connectées : savez-vous si elle filme, et ce que deviendront les images ? Le 13 octobre 2026, le Comité européen de la protection des données (CEPD), qui réunit les autorités nationales de protection des données et le Contrôleur européen de la protection des données, a publié une déclaration pour éclairer ces usages. Ce sont des orientations préliminaires, pas une nouvelle réglementation : le règlement général sur la protection des données (RGPD) est déjà applicable depuis le 25 mai 2018.

Pour rendre les enregistrements perceptibles, le Comité évoque des voyants lumineux bien visibles, des signaux sonores, des indices d’activation vocale ou des montures reconnaissables. Il insiste sur des avertissements fiables et difficiles à ignorer, notamment dans les écoles, les hôpitaux et les lieux de travail. Mais voir une LED ne dit pas qui utilisera les images, pour quelle raison ni pendant combien de temps : lorsque le RGPD s’applique, l’information des personnes va bien au-delà du voyant.

Le contexte compte aussi : selon le CEPD, un usage professionnel ou le partage sur un compte public de réseau social peut faire de l’utilisateur un responsable du traitement, tenu de respecter les obligations correspondantes. L’exemption pour les activités strictement personnelles ou domestiques existe déjà, mais elle n’efface pas les autres règles, notamment civiles et pénales. De leur côté, les fabricants et prestataires qui sont responsables du traitement ne peuvent pas reporter leurs propres obligations sur les porteurs de lunettes. Pour vos collègues comme pour les passants, l’enjeu dépasse donc la caméra discrète : pouvoir comprendre ce qui est fait de leurs données.

Sources