Fuite I-CAD : ce que l’on sait des données de propriétaires de chats
Après la revendication de piratage relayée le 20 octobre par Ouest-France, le ministère de l’Agriculture a confirmé le 22 octobre un volume estimé à 2,9 millions d’enregistrements consultés. Ce chiffre désigne des enregistrements, sans établir un nombre équivalent de personnes distinctes. L’accès utilisé frauduleusement était attribué au LOOF, le Livre officiel des origines félines, autorisé à consulter certaines données pour enregistrer les chats au livre des origines.
Selon I-CAD, informé le 18 octobre, les informations concernées comprennent les noms et prénoms des détenteurs ainsi que l’identification de leurs animaux. Les investigations excluent à ce stade les coordonnées postales, électroniques et téléphoniques, les mots de passe et les données bancaires. Elles excluent aussi les détenteurs de chiens et ne mettent en évidence aucun accès aux données relatives aux vétérinaires.
Des incidents à distinguer, une vigilance commune
Dans ses propres services, le LOOF signale une intrusion concernant notamment des noms, des adresses postales et électroniques et des informations sur les chats : ce périmètre diffère de celui annoncé pour I-CAD. Pour les propriétaires, cette distinction compte : tous les fichiers évoqués dans les premières alertes ne contiennent pas les mêmes données exposées.
I-CAD indique avoir révoqué les accès concernés et notifié la CNIL le 19 octobre, tandis que le ministère précise que l’ANSSI a été informée. L’organisme appelle à la prudence face aux messages demandant un paiement ou des informations personnelles, un risque dont la médiatisation de la fuite peut fournir le prétexte. Quand un message joue sur notre attachement à un animal, prendre le temps d’en vérifier l’origine reste une précaution bien utile.
